Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 13:57

Le Tchad est une république. Officiellement démocratie parlementaire, le pays est dans les faits un régime autoritaire. Des observateurs internationaux ont constaté des irrégularités dans les élections de 1996 et de 2001. Le président dispose de grands pouvoirs, il peut notamment nommer les ministres. Le parlement ne comporte qu'une seule chambre.

Le 17 janvier 2005, devant un rapport d'ONG mettant en évidence l'insécurité à la frontière entre le Tchad et la province soudanaise en guerre du Darfour ; le premier ministre annonce un renforcement des moyens dans cette région tout en niant le problème.

Un référendum a eu lieu le 6 juin 2005 pour modifier la Constitution de 1996 sur plusieurs aspects préalablement votés par l'Assemblée nationale le 23 mai 2004. Le point le plus important est la possibilité pour le président Idriss Déby de se présenter indéfiniment aux élections présidentielles (modification de l'article 61 de la constitution du 31 mars 1996). Désormais le président peut se représenter plus de deux fois. La dernière élection présidentielle a eu lieu le 3 mai 2006. Des groupes d'opposants ont dénoncé un scrutin truqué avec la complicité de la Commission nationale électorale, d'autres ont appelé au boycott. Peu avant cette date, le 13 avril 2006, de brefs combats ont lieu dans la périphérie de N'Djamena, entre une faction de la rébellion, le FUC (Front uni pour le changement) et les troupes gouvernementales. Idriss Déby accuse le Soudan de soutenir ses adversaires. Sans grande surprise en l'absence de concurrent sérieux et avec des élections truquées, Idriss Déby est réélu avec plus de 77% des voix.

Le 2 février 2008, les rebelles, apparemment soutenus par le Soudan[réf. nécessaire] ont pris la capitale du pays N'Djamena, à l'exception du palais présidentiel où le président Idriss Déby semble s'être réfugié[1]. La France évacue une partie de ses ressortissants. Le 4 février, le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les attaques contre le gouvernement tchadien[2]. L'armée tchadienne repousse les rebelles avec l'aide logistique de la France[3].

La stabilité régionale au Tchad est assurée conjointement par la force de l'Union européenne "EUFOR" (déployée de mars 2008 à mars 2009, environ 3 000 soldats) et par les forces françaises de l'opération Epervier. Menant une guerre de mouvement, les rebelles venus du Soudan voisin, multiplient les attaques rapides dans l'est du pays avec pour but avoué la chute du gouvernement tchadien. En juin 2008, des combats ont opposés pour la première fois l'EUFOR et ces rebelles autour de la ville de Goz Beida, au sud d'Abéché.[4] Le 17 novembre 2008, deux hélicoptères soudanais visent délibérement des véhicules belges de l'Eufor. [5
Par MOVE4CHAD - Publié dans : REFLEXION
Retour à l'accueil

Recherche

  • Bouger pour le Tchad
  • : Organisation humanitaire tchadienne admin@move4chad.org
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés