Partager l'article ! Le tchadien Darsila, toujours égal à lui-même: Par Edouard Takadji - 09/12/2011 Il est lauréat du prix N’djmaVi 2011 ...
L’évocation de son nom par les présentateurs lui vaut le plus souvent des applaudissements, les cris et les you-you lors des contes et autres rencontres culturelles. Le public mais surtout ses fans n’hésitent pas un seul instant à monter sur le podium pour l’entourer et danser avec lui. Ils reprennent même en chœur certaines de ses chansons quand il est sur scène et qu’il chante. Darsila sait comment s’imposer sur la scène musicale tchadienne mais surtout dans sa version arabe. Comme son collègue feu Chimi Senoussi, Darsila est un artiste hors pair, car il ne fait pas de distinction comme certains. Il est toujours avec les autres dans toutes les organisations et rencontres culturelles.
Comme de nombreux musiciens, Mahamat Ali Darsila a commencé la musique dès 13 ans. A cette époque, il chante dans les établissements scolaires et parvient à créer en 1997 son orchestre baptisé «Darsila», du nom de la région où il est né. Il entre très rapidement dans la grande famille des artistes tchadiens qui font de la musique Afro-arabe et gagne très immédiatement la confiance du public avec certains de ses tubes comme «Djambadjoya». La particularité de sa musique tire son origine du folklore, témoin de toutes les péripéties de la mue de l’âme tchadienne et qui constitue l’essence même de son existence. Sa musique qui concilie tradition et modernité avec des chants à airs romantiques, nostalgiques, méditatifs et engagés dans une orchestration limpide, suave, vitalisée par une voie décapante qui jaillit de la source de l’âme comme un volcan en ébullition. Très humble avec tout le monde, Darsila reste aujourd’hui une référence pour de nombreux jeunes qui se lancent dans la carrière musicale. Il se donne pour mission de former certains jeunes aujourd’hui, car pour lui, il faut une relève demain et c’est le moment de commencer à aider les jeunes qui prendront cette relève