Par Edouard Takadji
C’est le souci des responsables pour les filles du Centre d’Insertion des Filles en Déperdition Scolaire (CIFDES)
Nous sommes au quartier Djarabé II dans le 2ème arrondissement de la ville de Moundou, la ville économique du Tchad située à plus de 300 km de N’Djaména la capitale du Tchad. Il se trouve dans ce quartier un grand bâtiment qui abrite le Centre d’Insertion des Filles en Déperdition Scolaire (CIFDES). Dès l’entrée du centre, il y a le bureau des responsables où l’on recueille toutes les informations avant toute visite. Après le bureau des responsables, se trouvent plusieurs salles servant à la formation des jeunes files. Elles sont une cinquantaine reparties en deux groupes dont l’un travaille le matin et l’autre le soir. Une vingtaine de ces filles sont là ce matin, chacune d’elle, devant sa machine, apprend à coudre. Les formateurs sont présents et donnent des orientations, ils corrigent au fur et à mesure les erreurs. Au départ, le centre a été crée pour accueillir une vingtaine de filles, mais vu le nombre galopant des filles en déperdition, le centre est obligé d’en accueillir plus.

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L'entrée du Centre pour jeunes filles
Ces filles ne font cas de rien, car elles ont le regard rivé sur ce qu’elles apprennent. Elles se corrigent
entre elles-mêmes avant l’intervention de l’un des formateurs. Le souci de chacune d’elle c’est d’arriver à bien apprendre et être autonome dans un proche avenir. Les
formateurs de leur côté veillent afin que ces filles bénéficient d’une bonne formation qui fera d’elles des femmes responsables de gérer elles-mêmes leurs ateliers demain.
Selon les responsables, les filles affichent une volonté d’apprendre. Cependant, le centre ne s’occupe pas seulement de la formation des filles en déperdition scolaire mais
forme aussi les femmes de Moundou et les villages environnants. Nous sensibilisons et formons aussi les autorités sur la l’importance de la scolarisation des filles, sur
la question du genre et bien d’autres problèmes liés à la femme, confirme un des responsables.
En dehors de soutien de l’Unicef, de l’ong World vision, du gouvernement et de
l’initiative développement, le Centre se bat à tous les niveaux pour se prendre en charge. Aujourd’hui, bien qu’il dispose d’une bonne structure, il éprouve toujours d’énormes
difficultés pour fonctionner. Le manque de matériels didactiques pour assurer efficacement la formation à ces filles, le manque de moyen financier et roulant sont autant de
difficultés auxquelles doit faire face le centre.