Partager l'article ! Peut-on stopper l’avancée du désert au Tchad ?: Les responsables en charge de l’environnement et les usagers sont tous interpell ...
Les responsables en charge de l’environnement et les usagers sont tous interpellés, car la protection de l’environnement en dépend.
Depuis plusieurs années, le gouvernement tchadien place la question de la protection de l’environnement au centre de ses préoccupations. De la formation des spécialistes de
l’environnement en passant par l’instauration de la semaine nationale de l’arbre, le projet Panafricain de la Grande Muraille verte sans oublier les sensibilisations sur la problématique. Les
débats politiques ne manquent pas.
Le ministère de l’environnement et des ressources halieutiques ne rate pas à cet effet des séminaires nationaux et internationaux
dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie devant stopper l’avancée du désert. Cette stratégie se caractérise entre autres par l’interdiction du charbon de bois et la coupe abusive des
bois verts.
Dès lors diverses mesures allant dans le sens de protection de l’environnement ont été prises. Il s’agit entre autres de
l’utilisation obligatoire du gaz butane, des réchauds à pétrole, et des foyers améliorés. De nombreuses familles éprouvent d’énormes difficultés quant à l’utilisation de gaz surtout que ce
produit se fait de temps en temps rare. Chose que les plus hautes autorités n’ont pas perdu de vue quant à la subvention du gaz et la sensibilisation sur son utilisation. Malgré les efforts
consentis par le gouvernement et ses partenaires, que constatons nous aujourd’hui dans les marchés de la capitale ?
Du grand marché de N’Djaména en passant par celui de Dembé situé au sud-est de la ville, d’Abéna non loin du rond point du
cinquantenaire, l’on trouve des étals de charbon de bois tout le long de grands axes. S’agissant du bois de chauffe qui est conseillé, la ville est ravitaillée par les véhicules datant d’un autre
âge. Ces véhicules parfois non immatriculés, n’ayant aucune pièce, sont remplis du bois de chauffe jusqu’aux carrosseries. Ils les vident prestement en un laps de temps tellement que les usagers
s’en arrachent. Généralement, c’est aux environs de 4 heures et 5 heures du matin qu’ils font leur entrée dans la capitale. A l’allure où le transport de bois de chauffe se fait, l’on est en
droit de se poser la question d’où proviennent ces bois ? Sont-ils réellement des bois morts ? Que fait le ministère de l’environnement pour stopper cette destruction de la flore ? Les lois sur
la protection de l’environnement sont-elles en vigueur ? Ainsi que le rôle exact des brigades nationales mobiles de protection de l’environnement ?